Joey chez Biquet - #chronique de concert 1

Quand
le DJ a passé « Thé à la menthe » de « Caution », que ça parlait de
Barbès et de Tajin à la carte, j'ai regardé autour de moi, quelque chose
clochait... Pas un maghrébin, 1000 personnes autour de moi et je
n'avais pas croisé un maghrébin (oups pardon, si, un parmi les agents de
sécurité).
Que des blancs, des blancs chics, super chics voire même super super chic (sérieux mec, ton costard d'été Hugo Boss, sur la plage t'es sûr là?)...
Parmi eux quel pourcentage avait voté Le Pen 10, 20, 30% ? Parmi eux combien étaient persuadés « d'avoir réussi », alors que tous « ces branleurs de banlieue » ne sont « rien » , pire que rien, moins que rien, moins que des chiens.
À 2h du mat, la foule se déchaîne, la Starr est là, avec sa gueule de métèque et entouré de six, voire 8 hommes noirs et une blanche. Blonde bien sûr, avec un cul à tomber à la renverse, une beauté froide qu'on aurait pu croiser dans un film d' Ingmar Bermann, elle est là pour allumer les clopes de la Starr.
Quand la Starr arrive, déjà tard, les enceintes qui étaient loin se sont éteintes, le son devient moins bon, pour que la foule s'agglutine, se presse et s’oppresse contre les cordons humains des mecs de sécu.
Et là, cette impression bizarre, que ces mecs sur la scène sont entrain de bien se foutrent de la gueule de tous ces riches Blancs-becs, de bien les prendre pour des cons. Une sorte de revanche de la banlieue, une revanche de ces hommes noirs ou basanés, une revanche au goût amer. Combien d'Adama et de Zineb qui tous les jours sont dénigrés, et combien de Joey qui sont acclamés, encensés ?
Lui, est un félin, tout son corps bouge avec grâce, sa voix rugit, son charisme déborde et rayonne et embrase. Il n'est pas dupe de cette comédie, il nous prend pour des cons mais se donne, il traverse la foule par moment, il touche, il parle, il signe même des biftons de 10 balles...
Quelques 30 personnes sur les 1000 s'était tanquées à l’arrière de la scène et du coup se trouvaient dans une étrange proximité avec le sound system, sans aucun vigile entre eux et nous, si près qu'un pouvait en tendant la main lui toucher les mollets ( ce dont je n'allais pas me priver). Là un jeune algérien est arrivé, petit, de belles pommettes saillantes, il ne comprenait pas bien le français, deux ans qu'il vit en France. Son bandana noir de commis sur la tête, il avait quitté la cuisine pour écouter le son.
(ps : merci à cette inconnue qui m'a laissé photographier son énigmatique T-shirt qui me semble d'à propos)
Petite zic à écouter après "ma anche no" : https://www.youtube.com/ watch?v=X3suaJXmujk
Que des blancs, des blancs chics, super chics voire même super super chic (sérieux mec, ton costard d'été Hugo Boss, sur la plage t'es sûr là?)...
Parmi eux quel pourcentage avait voté Le Pen 10, 20, 30% ? Parmi eux combien étaient persuadés « d'avoir réussi », alors que tous « ces branleurs de banlieue » ne sont « rien » , pire que rien, moins que rien, moins que des chiens.
À 2h du mat, la foule se déchaîne, la Starr est là, avec sa gueule de métèque et entouré de six, voire 8 hommes noirs et une blanche. Blonde bien sûr, avec un cul à tomber à la renverse, une beauté froide qu'on aurait pu croiser dans un film d' Ingmar Bermann, elle est là pour allumer les clopes de la Starr.
Quand la Starr arrive, déjà tard, les enceintes qui étaient loin se sont éteintes, le son devient moins bon, pour que la foule s'agglutine, se presse et s’oppresse contre les cordons humains des mecs de sécu.
Et là, cette impression bizarre, que ces mecs sur la scène sont entrain de bien se foutrent de la gueule de tous ces riches Blancs-becs, de bien les prendre pour des cons. Une sorte de revanche de la banlieue, une revanche de ces hommes noirs ou basanés, une revanche au goût amer. Combien d'Adama et de Zineb qui tous les jours sont dénigrés, et combien de Joey qui sont acclamés, encensés ?
Lui, est un félin, tout son corps bouge avec grâce, sa voix rugit, son charisme déborde et rayonne et embrase. Il n'est pas dupe de cette comédie, il nous prend pour des cons mais se donne, il traverse la foule par moment, il touche, il parle, il signe même des biftons de 10 balles...
Quelques 30 personnes sur les 1000 s'était tanquées à l’arrière de la scène et du coup se trouvaient dans une étrange proximité avec le sound system, sans aucun vigile entre eux et nous, si près qu'un pouvait en tendant la main lui toucher les mollets ( ce dont je n'allais pas me priver). Là un jeune algérien est arrivé, petit, de belles pommettes saillantes, il ne comprenait pas bien le français, deux ans qu'il vit en France. Son bandana noir de commis sur la tête, il avait quitté la cuisine pour écouter le son.
(ps : merci à cette inconnue qui m'a laissé photographier son énigmatique T-shirt qui me semble d'à propos)
Petite zic à écouter après "ma anche no" : https://www.youtube.com/

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